Epaule

L’épaule douloureuse est un motif de consultation fréquent en ostéopathie. On retrouve le plus souvent des problèmes de type ostéo-articulaires et tendineux.

Pathologies de l’épaule :

Arthrose de l’épaule

Le diagnostic se pose par radiographie. L’arthrose est une pathologie de dégénérescence articulaire, qui provoque des douleurs de type mécaniques principalement (douleurs lors des mouvements de l’épaule), le patient se plaint de raideur et de réduction de mobilité.

Capsulite rétractile

Appelée également « épaule gelée », le phénomène de rétraction de la capsule articulaire cause le problème. Elle est reconnaissable par une nette réduction de mobilité passive de l’épaule (passive = lorsque le thérapeute vous mobilise sans effort de votre part). Il existe plusieurs étiologies (causes) de cette pathologie. La première cause est la tendinite calcifiante ou rupture de la coiffe des rotateurs. Il est également possible de rencontrer un problème de capsulite rétractile en décompensation de pathologies plus générales telles que des pathologies cardiaques type infarctus, prise de certains médicaments (barbituriques) ou en cas de dysthyroïdie (cette liste est non exhaustive).

L’ostéopathie accompagne les patients souffrant de capsulite rétractile dans le but de diminuer les douleurs, et surtout de gagner en mobilité articulaire. Un accompagnement médical est indispensable, (le suivi médicamenteux et/ou par infiltration chez le rhumatologue sont des options médicales envisagées selon les cas) ainsi qu’un encadrement kinésithérapique. L’acuponcture est un excellent complément de traitement également.

Conflit sous-acromial

L’acromion est une région anatomique appartenant à la face latérale de l’épaule. Ce petit os sert d’attache à plusieurs entités anatomiques telles que des ligaments, présents pour renforcer la capsule articulaire (ligament coraco-claviculaire composé des ligaments trapézoïde et conoïde, ligament acromio-claviculaire, ligament coraco-acromial).

Le frottement de l’acromion sur les tendons de la coiffe provoque alors une inflammation douloureuse de la bourse qui les entoure (conflit sous acromial). L’élévation latérale du bras, la rotation interne (passer une veste est fastidieux), se coiffer etc. sont les impotences fonctionnelles les plus fréquentes.

Ces réductions de mobilité sont les plus courantes et affectent le quotidien de nombreux patients dans ce type de pathologies.

Le diagnostic se fait grâce à un examen clinique bien mené, plusieurs tests de mobilité et de résistance, ainsi qu’en imagerie médicale.

Luxation et instabilité de l’épaule

C’est une pathologie touchant surtout l’adulte jeune. Deux populations sont particulièrement exposées au risque de luxation et d’instabilité de l’épaule : les patients hyperlaxes (très souples) et ceux qui pratiquent des sports ou activités à risque sollicitant l’épaule dans ses amplitudes extrêmes (escalade, sports de combat, foot/rugby en contact frontal ect.).

Les luxations se produisent généralement dans un contexte traumatique. Il existe néanmoins des présentations sans aucun traumatisme. Le patient dit seulement avoir par des douleurs sans réel épisode de luxation : on parle alors d’épaule douloureuse instable.

Dans les deux cas, l’ostéopathie intervient dans une prise en charge manuelle, afin de rétablir l’équilibre de l’épaule dans son ensemble.

La luxation est d’abord réduite médicalement (orthopédie), puis s’en suit une rééducation avec le kinésithérapeute, puis en complément l’ostéopathe rétablit l’équilibre du patient dans son ensemble afin de relancer l’épaule dans ses fonctions.

En cas d’échec (récidive d’instabilité ou persistance de douleurs) votre chirurgien peut vous proposer une intervention chirurgicale. Différentes techniques existent selon le cas de luxation et d’instabilité de l’épaule.

Pathologie de la coiffe des rotateurs

La coiffe des rotateurs est constituée d’un ensemble de petits muscles qui stabilisent et mobilisent l’épaule .

Une lésion de la coiffe des rotateurs peut se présenter sous différentes formes: tendinite, rupture partielle, rupture totale d’un tendon ou de plusieurs tendons.

  • le sus-épineux
  • le sous-épineux
  • le sous-scapulaire
  • le petit rond

L’examen clinique sert à rechercher les signes de conflit sous acromial, en testant spécifiquement chaque tendon de la coiffe des rotateurs cités ci-dessus.

L’examen d’imagerie d’IRM est le plus adapté pour faire le diagnostic du tendon affecté.

Le diagnostic le plus fréquent étant la tendinopathie du sus-épineux.

La prise en charge en ostéopathie s’avère efficace dans la majorité des cas. Quelques séances suffisent à nettement diminué la douleur, et nettement améliorer les amplitudes de mobilité articulaire.

Le patient retrouve une aisance dans les gestes du quotidien, des douleurs nocturnes souvent handicapantes qui disparaissent, une meilleure qualité de sommeil et de vie.

En cas de lésion trop importante (rupture de la coiffe), des traitements a base d’anti-inflammatoire et d’infiltration radio-guidée sont envisagé.

L’intervention chirurgicale est le choix ultime en cas d’échec thérapeutique. La chirurgie de l’épaule à ce jour est certes radical mais s’avère efficace si toutes les autres options thérapeutiques ont échoué.

Le diagnostic le plus fréquent est la tendinite

L’épaule contient 4 diagnostics principaux concernant cette affection tendineuse.

Avant traitement

La prise en charge ostéopathique est rapide et efficace (selon le terrain, l’âge, et l’apparition de la douleur, le problème se règle généralement en 2 voire 4 séances si la tendinite est présente depuis longtemps).

Il existe plusieurs types de tendinites à l’épaule :

Le siège ou localisation de la douleur oriente le diagnostic selon le tendon affecté. L’ostéopathe peut le détecter par des tests spécifiques, mais le diagnostic échographique est tout de même souhaité pour confirmation diagnostic.

après traitement
  • Tendinite du supra-épineux (la plus fréquente): douleur se situant sur le dessus de l’épaule, le long de l’épine de l’omoplate (sur le côté de la nuque). La douleur apparaît lorsque le patient lève le bras sur le côté.
  • Tendinite du sub-scapulaire : Douleur lorsque le patient lève le bras en avant . La douleur se situe en avant de l’épaule, juste au-dessus de la clavicule. Le patient ressent une douleur ou une incapacité à mettre son bras dans le dos.
  • Tendinite de l’infra-épineux : La douleur se situe sur le côté externe de l’épaule et à l’arrière. Le patient ne peut effectuer des mouvements d’ouverture de l’épaule, pour passer une veste ou mettre la main derrière la tête par exemple.
  • Tendinite du long biceps : La douleur siège en avant de l’épaule, sur la partie externe du bras et sur le trajet de l’avant bras. Le patient ressent une douleur lorsqu’il souhaite « plier » son bras ou tourner sa main ou son bras entier vers l’extérieur.

Il existe également des douleurs projetées (qui ne viennent pas de l’épaule mais qui provoquent des douleurs d’épaule) :

  • Organique (cœur-poumon)
  • Rachidienne (rachis cervical)
  • Pathologies dégénératives
  • Autres : Décompensation traumatique post-chirurgicale, ou émotionnelle.

En savoir plus :

  • Douleurs d’origine cardiaque : provoque une douleur à l’épaule gauche en cas de facteurs de risques cardio-vasculaire. Au moindre doute, la réalisation d’un électrocardiogramme s’impose.
  • Douleurs musculaires : venant d’une pseudopolyarthrite rhizomélique (douleurs au niveau des racines des membres – épaule et racine du membre inférieur pouvant aussi affecter les cervicales) ou d’une dermato-polymyosite (inflammation et dégénérescences des fibres musculaires) sont généralement bilatérales.
  • Douleurs neurologiques : Névralgie cervico-brachiale (voir article complet ici) et syndrome de Parsonage et Turner. Ce dernier syndrome est une inflammation des nerfs relatifs à la zone anatomique innervant l’épaule, apparaissant souvent après un traumatisme, une vaccination ou une infection.
  • Algoneurodystrophie : cette pathologie est diagnostiquée la plupart du temps avec beaucoup de retard clinique ; en effet, c’est une affection qui apparaît bien souvent à la suite d’un traumatisme (physique ou émotionnel intense), conduisant à des douleurs inflammatoires dans un premier temps (phase chaude ou première phase), puis à un enraidissement important (phase froide ou deuxième phase). Le diagnostic est effectué médicalement, et la prise en charge en thérapie manuelle s’avère très efficace.
  • Calcifications : il arrive que l’os se calcifie, ce diagnostic est visible en imagerie médicale (radiographie). L’épaule douloureuse est limitée dans sa mobilité et présente des douleurs ponctiformes (à type de pointe précise) sur la région calcifiée (généralement la partie externe de l’épaule) formant parfois un relief sous cutané visible à l’examen. Le traitement est chirurgical dans la plupart des cas (après décision médicale).

Exceptées les causes cardiaque et calcifiante, lorsque le diagnostic médical est posé, par le médecin, le rhumatologue, le médecin du sport, le chirurgien orthopédique, et les examens complémentaires d’imagerie, l’ostéopathe peut intervenir pour soulager les douleurs d’épaule et les supprimer (en complément du traitement médical).